Cours d'éveil musical à domicile par l'Institut de Culture Musicale
La méthode PIM : Pour s’éveiller en musique
« L’éveil musical participe activement à l’éveil de l’enfant aiguiser sa sensibilité, sa curiosité, les interactions de groupe... Et son appétit de découverte ! »

Une proportion considérable de musiciens amateurs de plus de 12 ans (plus de 90%) pensent qu'une éducation musicale bien conçue accroît les aptitudes des enfants à travailler en groupe, à bien s'entendre avec les autres et à s'auto discipliner, et qu'elle améliore leurs résultats scolaires.

Qu'en est-il objectivement ? De nombreuses équipes de chercheurs ont étudié l'impact de la pratique musicale sur les individus, jeunes ou adultes. Les effets observés et évalués ciblent, selon les études menées, les performances scolaires, et, plus largement, le développement des aptitudes cognitives, sociales et motrices.

Le développement des aptitudes de raisonnement spatio-temporel

Une étude fut réalisée aux Etats-Unis en 1997 par F. Rauscher, Université du Wisconsin, et G. Shaw, Université Irvine de Californie, sur 78 enfants répartis en 3 groupes : 34 reçurent des leçons de piano, 20 apprirent à se servir d'un ordinateur et 24 n'eurent aucune formation particulière, jouant ainsi le rôle de témoins. L’étude montra une amélioration significative (de 34%) des résultats de raisonnement spatio-temporel des enfants ayant suivi les cours de piano par rapport aux deux autres groupes.
En 1994, ces mêmes chercheurs avaient mis en évidence que des enfants de 3 à 5 ans prenant 30 minutes de cours de chant par jour et 10 à 15 minutes de cours de piano par semaine amélioraient de 80% leurs résultats dans la construction de puzzles.
A partir de ces résultats, ces chercheurs ont conclu que la pratique musicale doit produire des modifications à long terme dans le câblage des aires du cerveau.


Concernant le travail rythmique : A la conférence " Progress in Motor Control - II " en août 1999, J.F. Cassidy rapporte que les chercheurs sur le domaine ont observé une relation étroite entre facultés d'attention, capacités cognitives d'une part et divers aspects de la régulation motrice d'autre part. On peut tout simplement résumer en disant que la faculté à organiser des séquences motrices dans l'ordre joue un rôle clé sur l'ensemble des facultés humaines (motrices, cognitives et sociales).

Le développement des aptitudes scolaires

Une étude d'excellente qualité a été réalisée par A. Mingat et B. Suchaut à l'Université de Bourgogne concernant une expérimentation d'activités musicales en grande section de maternelle (GS). L'expérimentation examine comment une pratique régulière d'activités musicales faite pendant le temps scolaire en GS peut influer sur les acquisitions scolaires des élèves pendant le cours préparatoire.
L'étude a porté sur 46 classes (plus de 900 enfants) : 16 reçurent une pratique " ordinaire " de la musique, 15 bénéficièrent d’un programme musical de 2 heures par semaine et 15 autres pratiquèrent des activités musicales 4 heures par semaine. Des tests furent effectués à trois reprises : avant le début de l'expérience, à la fin de l'année de GS et à la fin de l'année de CP.
Les élèves ayant suivi l'expérimentation ont sensiblement mieux progressé dans leurs acquis scolaires que ceux qui étaient scolarisés dans les classes témoins. Cette progression est mesurable dès la fin de la GS et encore plus visible sur les acquis de fin de CP, que ce soit en français-lecture ou en mathématiques. Par contre, il n'apparaît pas de différence significative entre les classes ayant pratiqué des activités musicales pendant 2 heures ou 4 heures par semaine.
Autre résultat intéressant : les élèves dont les acquis en début de GS étaient les plus faibles ont davantage profité de l'expérimentation qui leur a permis d'améliorer significativement plus que les autres leurs acquis. Les auteurs ont donc conclu qu'une expérimentation musicale de ce type présente "des aspects très positifs pour le fonctionnement général du cycle des apprentissages fondamentaux ".

En conclusion, il apparaît donc que l'activité musicale sollicite des zones très étendues du cerveau, situées dans les deux hémisphères (L. Parsons, Université San Antonio au Texas). Cette coopération des deux hémisphères cérébraux provoque un développement important des facultés cognitives, motrices et sociales des enfants (et des adultes), ce qui a une incidence importante sur les résultats scolaires auxquels tous les parents attachent une importance légitime. N'oublions pas que nous avons également tout intérêt à développer, ainsi qu’à enrichir la variété et la subtilité de nos réactions émotionnelles puisqu'elles ont une incidence forte sur l'ensemble de nos processus de raisonnement. (Voir les travaux de A. Damasio, Université de l'Iowa, E.U). L'activité musicale se trouve en parfaite adéquation avec cette réalité.

(Extrait et résumé d'un article paru dans la revue mensuelle "La lettre des parents" (N° 197, août 2001), écrit par Hélène Gaget, chargée de recherche pédagogique et responsable informatique au sein d’ICM.)